INTERVIEW: Amir se confie à ses fans avant son break

L’heure du break a sonné pour Amir, mais vous savez que notre artiste préféré ne part jamais sans offrir un petit cadeau! C’est donc avec toute la gentillesse qui le caractérise qu’il a accordé sa dernière interview à notre Gazette. Dernier concert de l’ Addictour, son break, son bonheur de papa… Amir se confie avec sincérité. Entre rires, moments émouvants et vraies confidences, retrouvez Amir dans tous ses états d’homme épanoui.

La Gazette : Le show des 2000 choristes c’était comment ?

Amir : « Fou !! Dire qu’il y a un an si j’avais 2000 personnes dans la salle j’étais déjà comme un ouf et maintenant ils étaient derrière moi pour en avoir 10.000 devant !! Mais c’est pas que le nombre en réalité, c’est cette intensité, ces voix de part et d’autres ! J’ai déjà fait des trucs avec des chorales mais là ça prend une nouvelle dimension. Et quand on les a fait chanter avec le public j’avais l’impression d’être dans un jacuzzi de musique ! Une expérience à vivre ! »

Comment as-tu vécu le dernier concert de l’Addictour?

« On était dans un moment à part, totalement suspendu de par le fait que ça se passe à l’autre bout du monde, et en même temps il était tellement représentatif du reste de notre tournée. C’est-à-dire que je me serais pas attendu à ce qu’en faisant 11 heures d’avion on allait retrouver un truc qui pourrait s’inscrire dans la même ligne parce que là on était en France mais en étant tellement loin! C’était ni les Zénith ni les plus petites salles qu’on a faites, un truc à taille humaine avec un public qui est absolument déchaîné. Peut-être que justement le fait d’aller tellement loin a suscité un engouement particulier pour des gens qui nous ont attendus depuis 3 ans, et à ce point contents de nous voir! C’était un mix de surprises, super émouvant, et une date idéale pour finir cette tournée. »

Et avant de monter sur scène, quand on se dit que c’est le dernier de la tournée, on se sent comment ?

« Je ne suis pas quelqu’un qui conscien…(?)cise ? Conscientise ? Ça se dit ? » (Grands yeux étonnés d’Aly et moi pour essayer de comprendre quel mot il cherche)
« Je ne suis pas quelqu’un qui essaye de tout rationaliser…dès que le concert est lancé, je me lance dans un truc qui n’est même pas réfléchi, c’est très viscéral. Mais cette fois pendant le show je me disais : c’est la dernière fois que tu fais cette vibe, c’est la dernière fois que tu fais ce type d’intervention… et c’est difficile. C’est difficile parce qu’on devient tout de suite nostalgique. Et en même temps on se console très vite en se disant ok, la dernière fois de ma deuxième tournée mais je serai bien fier de dire que j’ai une troisième tournée, une quatrième et une vingtième !! On va de l’avant tous ensemble… »

Et quand tu es sorti de scène ?

« Je n’ai pas tout à fait réalisé. On a fait un dîner d’amis, on m’a même décerné un espèce de trophée pour le nombre de dates qui, pour Décibels Productions est une exception parmi les exceptions. Mais je crois que vraiment prendre conscience du truc, ça va pas être en se disant la dernière date a eu lieu…on a du mal à le ressentir. En revanche peut-être que dans un mois ou 2, quand j’aurai pas vu les copains depuis un long moment, quand je vais me dire ah ça me manque.. là je vais peut-être ressentir ce fameux blues de fin de tournée dont tout le monde parle. Mais à ce stade c’est trop vif, c’est trop chaud. »

En fait c’est davantage le public qui est déjà nostalgique mais pas toi …

« Le public le vit de façon beaucoup plus ponctuelle que nous. Pour moi c’était un truc qui s’inscrivait sur le long terme et je pense que comme ça a mis du temps à s’installer, ça va mettre du temps à disparaître. Pour l’instant, physiquement je me sens encore comme Amir de la tournée, ça fait à peine quelques jours… il faut le digérer le truc. On se parle toute la journée encore sur nos groupes… on n’a pas pigé »

Oui la sensation est forcément différente pour nous…

« Il faut dire la vérité : j’aurais plus de facilité à revoir mon équipe de tournée qu’à revoir mon public pendant le break. Ce n’est pas la même distance qui s’installe avec les gens de mon équipe. Et heureusement qu’ils sont mes amis proches, heureusement que c’est une deuxième famille, qu’on garde une amitié qui est sincère et qui va au-delà de la tournée. Tout est différent… c’est pour ça que je peux comprendre ton point de vue aussi… »

Entre l’équipe et toi il n’y a pas vraiment de « rupture »

« Il y en a une mais c’est plus une rupture de ce qu’on va faire et pas de ce qu’on représente ensemble, notre relation. »

Alors qu’avec les fans il y a une vraie rupture avec ce break

« Oui j’avoue…
Ça va durer un petit temps et ça va nous faire du bien.
Mon grand-oncle a utilisé le terme que j’osais pas utiliser mais qui m’a finalement tant convaincu, il a dit : « il faut vraiment pas s’écœurer, il faut pas s’écœurer l’un de l’autre, il faut pas que le métier t’écœure, il faut pas que l’expérience t’écœure. Quand on est artiste le renouvellement est crucial».
Lui n’est pas artiste, mais c’est un monsieur d’un certain âge avec beaucoup d’intelligence de vie. Je me suis dit oui c’est ça. Je fais ce break parce que même moi qui adore tout ça, j’ai peur de me retrouver écœuré et il ne faut pas. Il ne faut même pas que ça ait un semblant ou un début d’écœurement. Donc là, quand tout est encore super cool et qu’on adore ce qu’on fait, il faut être capable d’arrêter, de prendre une bouffée d’air et que le public en prenne une aussi. Qu’on se languisse et qu’on revienne plus forts. C’est certain il faut une nouvelle énergie, il faut revigorer le tout… »

Je pense que ce break sera bénéfique aussi pour les fans…

« Absolument !! En plus, on fait partie de ceux qui donnent vraiment à tous les niveaux, et il y a une générosité de l’équipe que le public ressent j’en suis conscient. Mais le beaucoup peut aussi devenir trop. Et c’est surtout ce qu’il faut empêcher. On n’en est pas là…mais on fait attention.»

Peux-tu nous parler un peu de « Terre de création », c’était un très beau projet, très bien fait. Comment ce projet est arrivé à toi ?

« C’est un projet qui m’a été présenté il y a plusieurs mois, peut-être presque 1 an. Pour des raisons principalement de planning il n’a pas été possible de le mettre en œuvre plus tôt. Je crois que ce qui a inspiré ce projet c’était mes quelques reportages assez ponctuels comme le 50 minutes Inside sur Tel Aviv. On m’a demandé si je voulais vraiment présenter le reste d’Israël. J’ai trouvé que c’était une belle idée parce qu’il y a beaucoup de choses qu’on ne connaît pas ici en France. Et j’aime bien moi l’idée d’être très modestement l’ambassadeur d’un pays dans l’autre, c’est-à-dire je parle d’Israël en France et je parle de la France en Israël. J’ai donc eu l’occasion de le faire à la télé, dans de superbes conditions avec des gens super intéressants, passionnants. J’ai trouvé que le public a apprécié aussi…
Il y a un tas de nouvelles choses pour moi dans ce projet, j’ai jamais fait de voix off, j’avais jamais fait présentateur. Je me voyais pas essayer d’avoir un rôle qui n’est pas le mien et qui ne m’est pas naturel. Donc j’ai essayé de trouver un équilibre et d’être authentique. Il y a eu un équilibre sensible à trouver pour ne pas être présentateur, mais en même temps ne pas m’empêcher de raconter des choses. »

Parlons un peu de certaines de tes chansons.
« Lune », on s’attendait à ce que ce soit un single, pourquoi elle n’a pas été choisie ?

« Ce morceau a toujours été pris en ligne de compte comme à chaque fois qu’on doit choisir un single on n’en a pas qu’un seul qui est une évidence, c’est difficile. Parce que c’est facile à dire quand il a marché le morceau mais avant… En fait il y avait une espèce d’unanimité autour du fait que « 5 minutes avec toi » serait un parfait dernier single. »

Est-ce que c’est parce que tu avais déjà l’idée du clip ?

« Non… pas du tout, en fait j’ai commencé à réfléchir au clip quand j’ai vu vers où le vent soufflait. « Lune » est un super morceau de scène mais je ne sais pas à quel point il aurait pu marcher en tant que single radio, c’est impossible de deviner ce genre de choses. Il y a plein de critères mais 90% c’est la chance et l’accroche du public. C’est lui qui décide si un morceau a été un bon single… »

Intervention d’Aly : mais je comprends sa question, on avait tous l’impression que « Lune » serait single, vu comment tu l’amenais en concert ça faisait penser que ça pouvait être celle-là…

« Quand on a annoncé «5 minutes avec toi» cela a été une surprise…
Moi j’aimais bien le contraste entre «Longtemps » d’une part et « 5 minutes avec toi » de l’autre. C’est un vrai aller-retour: c’est parler de l’amour éternel et ensuite de l’amour éphémère.»

Parlons de « Imagine ». Une très belle chanson que beaucoup de fans adorent. Elle est un peu à l’opposé de « Longtemps » en parlant d’infidélité et de trahison… avec des mots très forts et vrais. On ne s’attendait pas à te retrouver sur ce thème…

« D’après moi, la beauté dans l’art c’est qu’on est illimité dans les sujets et dans les thématiques qu’on peut aborder. Et il est là le défi! Je peux peut-être même parler d’un truc encore plus douloureux et plus fort que l’adultère, je pense même que « Anja » est une thématique qui est davantage pesante et lourde. Mais la beauté justement d’être artiste c’est de pouvoir tous les jours changer de peau comme ils le disent si bien dans Starmania. J’ai voulu ressentir ce que c’est de chanter comme un personnage qui trahit son amour et me dire qu’on pouvait se projeter beaucoup plus loin que ça. Je pense que ça reste quand même un sujet extrêmement universel. Par exemple qu’est-ce qui se passe quand on trahit son meilleur ami ? Quand on trahit ses valeurs personnelles ? Je pense que c’est une chanson qui représente davantage le regret et le mauvais sang qu’on peut se faire quand on a fait du mal à quelqu’un, que ce que représente le mal qu’on lui fait. Pour moi le message positif à délivrer dans tout ça c’est qu’on peut paraître ne pas avoir de cœur, mais finalement on peut pas y échapper on en a 1.»

Est-ce que tu envisagerais de rechanter en hébreu ? (parce que nous on adore)

« Je ne suis pas dans une perspective de m’exprimer en hébreu musicalement, parce que je suis trop heureux d’avoir un public francophone, de me fidéliser avec lui… j’ai l’impression qu’on a vraiment trouvé notre langage commun. En revanche, l’estrade que je donnerai à l’hébreu c’est par mes influences d’Israël. Et je l’ai déjà fait à travers plusieurs expériences : « Longtemps » où le compositeur est israélien, « Lune » où il y a un compositeur israélien, ça a été le cas sur « Si t’as mal »…J’ai une vraie sensibilité pour leur façon de composer qui ressemble beaucoup à la mienne. Si jusqu’à présent quand on composait c’est un peu moi qui apportait la vibe de là-bas, je pense qu’on peut peut-être essayer de l’amplifier et d’aller encore plus loin. Je trouve que le mariage est original, réussi, et c’est ma façon à moi de chanter un peu en hébreu. Ça amène une richesse au paysage musical, on a tellement d’artistes de pays et de cultures différentes, quand ils la ramènent dans leur musique, on a encore un rayon de soleil et une couleur à découvrir. C’est génial ! J’aimerais moi aussi jouer le jeu.»

Comment envisages-tu ton break ? Tu vas laisser les choses venir, essayer de nouvelles choses ou tu as déjà des idées pour de nouvelles chansons ?

« Je n’arrive pas à empêcher mon cerveau de penser, et des idées j’en ai tout le temps. Mais je n’ai pas encore suffisamment de recul. S’il y a une chose que j’ai décidé de faire, c’est de laisser un peu de temps sans rien immortaliser, ni une mélodie, ni une ligne de texte ni rien ! Juste pour essayer de prendre du recul sur ma création qui jusque-là a toujours été faite dans une espèce de tourbillon incessant. Et quand j’aurai l’impression que suffisamment de temps est passé et que c’est assez clair dans ma tête, je vais commencer à prendre des nouvelles directions pour vraiment écrire ce nouvel album. Parce que j’ai peur en fait que le break soit simplement symbolique et qu’au final, lendemain du dernier concert, je commence à écrire l’album et ça va être un 3ème album qui ressemblera au 2ème et au 1er tu vois… je ne voudrais pas me retrouver ici… »

Le but de ce break ce n’est pas juste d’écrire un nouvel album, c’est aussi de vivre …

« Bien-sûr !!! Vu le rythme dans lequel on écrit, si en 10 jours de studio on a fait une réédition de 14 chansons, si on veut, on peut faire le prochain album très vite. Mais c’est pas du tout le but. Je veux repartir sur des bases complètement brutes. Je veux que ça me frappe de nulle part. Je réfléchis parce que c’est inévitable, mais j’essaie de calmer les voix en moi, de laisser le vide s’installer au moins un petit temps avant de partir à l’aventure. »

Tu vas pouvoir vivre et voir ce qui vient

« Ouais!! C’est dur pour un hyperactif mais je tente… »

Ça peut amener des idées nouvelles

« J’espère !! »

Tu as écrit des chansons sur des liens intimes: notamment une chanson sur ton papa, une autre chanson sur maman… Tu crois que tu pourrais avoir envie d’écrire sur ta paternité ?

« Il y a des chances… Je m’exprime peu là-dessus. Mais dans l’expérience la plus intense émotionnellement de sa vie, si on déverse pas quelque part, à un moment le cœur il aura du mal à contenir. Je pense qu’aujourd’hui si mon cœur bat principalement pour quelqu’un c’est pour ce petit bout de chou…
Mais est-ce que j’aurai le courage suffisant pour le partager avec toute la France…(regard plein d’émotions)
Il faut que j’y réfléchisse, il faut que j’essaye, mais de toutes façons ma règle d’or c’est de pouvoir assumer ce que je chante. Là on traite le sujet que j’ai le plus de mal à rendre public… »

Au début tu disais que ce n’était pas assez concret pour arriver à exprimer ce que ça changeait pour toi. Maintenant, qu’est-ce que la paternité a changé pour toi, en toi ?A part, comme pour tous les parents, le fonds d’écran (lol) (Attention, grosse séquence émotion)

«Ce que ça a changé pour moi: tu apprends à te mettre de côté. Tu comprends que tu peux t’accorder un petit peu moins d’effort et d’attention, et garder la grosse part de ce que tu es capable de fournir à quelqu’un d’autre. Pour lui c’est vital, et toi tu t’es suffisamment auto-gâté depuis ta naissance…Tu réalises qu’en lui insufflant même les choses les plus banales, il apprend et il grandit à travers ce que tu lui donnes !! Et le petit bonhomme que ça devient au fil du temps, inconsciemment ça devient un peu nous, et c’est très très beau ! En fait on s’exauce soi-même à travers lui plus qu’à travers nous-mêmes comme ça a été le cas jusqu’à présent. Et ça fait pas de mal de se mettre de côté un peu… »

Après ce beau moment où les émotions et l’amour illuminent autant les paroles d’Amir que ses yeux, changeons de sujet….

Comment va ton poignet, il est remis ? Tu as repris le sport ?

« Pas encore! Mais bientôt! Je fais beaucoup de kiné, je sens que ça devient de plus en plus solide et j’attends de revoir le docteur pour qu’il me dise c’est bon tu peux t’inscrire à tes prochains marathons !! »

Aly toujours taquine : «t’as des amis qui sont venus te voir à l’hôpital ?»

Amir: « Ouais… il n’y a qu’Aly !!! Tu diras que j’ai pas d’amis sauf Aly et que c’est la meilleure amie du monde. Et maintenant que je vais faire le break, je la loue, si quelqu’un cherche 1 amie !!!! » (Rires !!)

(Je confirme, ces deux-là s’aiment fort)

Deuxième partie de l’interview, un peu plus légère … Revenons tout d’abord sur quelques déclarations intrigantes. Par exemple, quand on t’a demandé de quoi tu avais peur, tu as répondu notamment « j’ai peur d’être normal ». Ça veut dire quoi ? (Attention, minute philosophique)

« C’est quoi être normal…? C’est ne pas sentir que j’ai ma place. On est un monde de gens qui s’imitent, qui se copient, qui restent dans une zone de confort. Et il y en a que quelques-uns qui sont différents, qui sont atypiques, qui sont fous, bizarres, excentriques… et c’est à travers eux qu’on trouve l’intérêt dans l’histoire, et moi, j’ai envie de faire partie de ces gens étranges. Etrange ça veut pas forcément dire avoir 208 piercings sur le visage et des cheveux violets. Ça peut même être quelque chose de très intime enfoui au fond de soi mais qu’on peut percevoir malgré tout. Et je veux l’être! Je n’accepterais pas d’être quelconque. Et le pire de tout ça c’est que c’est subjectif comme point de vue, donc il faut juste que je sois anormal à mes propres yeux. Mais je ne parle pas de mon cas spécifique, c’est juste pour te montrer la philosophie de la chose qui ne veut rien dire finalement. »

Je pense qu’à ce moment-là on pouvait lire sur mon visage : oh non tu n’es vraiment pas banal lol !!! Entre rires et étonnements… Aly intervient:

« elle va dire mais qu’est-ce qu’il raconte ?!! »


Et Amir s’en amuse :

« Elle va dire il est chelou !!! J’ai gagné il est chelou !!! » (rires)

Retour aux questions… À l’époque de The Voice tu avais dit un truc assez drôle : que si tu avais le choix tu referais ton bide et tes fesses

(Sourire) « Entre The Voice et aujourd’hui j’ai fait plus de sport… Mais je pense que comme tout le monde j’ai envie d’être normal … » (Rires !!! )

Amir dans toutes ses contradictions qui t’explique pendant 10 minutes qu’il ne veut surtout pas être normal, pour dire ensuite le contraire avec tout autant de sincérité ))

« En fait, surtout au début quand on apprend ce que c’est la notoriété et d’être exposé, on se pose énormément de questions sur son physique, sur comment on est vu, on se sent tout de suite nu… »
Aly : « Elle va être illustrée l’interview ? »
(Rires)
Amir : « Ça m’avait rassuré à l’époque d’imaginer que si je pouvais être plus mince, être un peu comme les autres dans l’émission, je serais peut-être mieux perçu. Je crois qu’au final aujourd’hui, j’ai plus envie d’être en forme qu’être svelte. J’ai envie d’être capable de tout donner, de faire des concerts qui durent 5 heures, de me défouler comme un fou !! Je pense que le vrai truc il est là.»

Petite série de questions très rapides…
Tu choisis 5 minutes de concert au Stade de France ou 100 ans de concerts dans les petites salles de France ?

« 100 ans de concerts sans 1 seconde d’hésitation… s’il faut choisir ! »

Est-ce que tu cherches encore ?

« Ahaha!!! Bah non, j’ai trouvé la Gazette !! »

Qu’est-ce qui te prend trop longtemps et que tu aimerais faire en 5 minutes ?

« La seule chose que je n’arrive pas à faire vite c’est écrire. S’il y a un sujet sur lequel je me questionne plus que tout, c’est mon expression écrite, je pense que c’est vraiment mon défi le plus pertinent. Il est aussi naturel et spontané pour moi de proposer une mélodie que ce qu’il est réfléchi, difficile et laborieux de proposer un texte! J’ai un vrai problème de manque de confiance sur les paroles, ceux qui écrivent avec moi le voient, je suis capable d’effacer 40 fois un paragraphe, un couplet et le réécrire. Je ne suis jamais tranquille! »

Et à l’inverse : qu’est-ce qui ne dure que 5 minutes et que tu aimerais faire durer plus longtemps ?

« Je ne sais pas » (regard malicieux)
« Ecris : Sans commentaire !!! » (grand sourire)

Tu donnerais presque tout pour passer 5 minutes avec qui ?

« Avec Albert Einstein ! »

Qu’est-ce qui peut te saouler en 5 minutes ?

« Ce qui me saoule en 5 minutes…c’est difficile ! C’est de parler des autres, j’aime pas trop. »

Qu’est-ce qui peut te faire fondre en 5 minutes ?

« Ça dépend…mais un enfant tout mignon qui me fait une déclaration super construite tu vois, ça arrive des fois à la sortie des concerts et là je craque absolument. »

Ta manière d’être père ?

« Alors : bien intentionné mais mal attentionné. Je pense à 4000 choses à la fois et je peux oublier…
A chaque fois j’ai beaucoup de mal à me concentrer longtemps sur la même chose. J’ai un souci d’attention. »

Promis, demain tu te lances…

« Piano! Apprendre le piano. »

Tout passe, même les bonnes choses ?

« Oui ! C’est ce qui leur donne leur valeur et leur saveur. »

Pour que le temps s’arrête : tu opterais plus pour le botox ou les implants capillaires ?

« J’ai très peur des 2. Elle est chaude ta question….
La différence entre les 2 c’est que déjà j’ai beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas naturel, mais je crois que j’aurais du mal à assumer une calvitie comme celle de mon papa. Les rides je m’en tape un peu. Les rides me gênent moins alors je dirais implants capillaires. Mais d’un autre côté le botox c’est temporaire!! Tu mets un implant capillaire il partira plus après !! »(Rires)

Pour finir, est-ce que tu peux adresser un petit mot aux fans ?

« Un dernier mot pour les fans : je pense que la Gazette me donne un autre moyen d’échanger, un moyen riche, graphique et focalisé. Je suis content qu’elle existe ! Je suis content qu’elle nous permette de renforcer davantage cette relation qui est déjà exceptionnelle et qui traverse le temps, qui traverse les formes d’échanges, dans les concerts, dans les chansons, dans les rencontres, dans les réseaux sociaux. Et je pense qu’on fait partie du peu de gens qui peuvent dire qu’ils ont une Gazette. Restons fidèle l’un à l’autre. Moi je vous promets de ne pas vous oublier ! On se retrouve bientôt. »

Merci à toutes les personnes qui ont rendu cette interview possible, merci à Aly (les demandes de location d’amie vont affluer ahaha) et un immense merci à Amir! Merci d’avoir fait confiance à la Gazette pour ta dernière interview avant le break, merci de t’être confié à nous! La Gazette et tous tes fans te souhaitent un bon break, on est fier de soutenir un artiste pas banal comme toi;) On sera là à ton retour, prêt à te suivre dans de nouvelles aventures, et continuer à enrichir nos échanges. A bientôt Amir!!

Merci Aly! (Aly Agency)

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